Une journée ordinaire

7h00, je me lève.

Direction la salle de bain, petite douche et habillage avec la tenue préparée la veille.

Je me glisse dans la cuisine pour ne réveiller personne. Mon chien, m’accueille gaiement, je lui ouvre la porte pour lui permettre d’aller dans le jardin. Pendant que l’eau de mon thé bout et que mes tartines grillent, je vide le lave vaisselle, range la cuisine et attrape les restes du frigo pour mon déjeuner au bureau.
Petit déj avec France Info en fond sonore et je regarde le jour qui se lève doucement. Il a fait froid cette nuit, mon pare brise est gelé, il me faudra allumer la voiture avant de partir pour faciliter le dégel du pare brise.

7h30, retour dans la salle de bain pour finir de me préparer. Parfois, Le Titou est réveillé entre temps, je lui prépare son  biberon qu’il prend tranquillement. L’Homme se lève pour prendre le relai et préparer les petits pour la crèche.

7H50, une fois la voiture dégelée, je file au boulot.Quelques minutes de trajet entre bois, village et petite zone d’activité. Chaque matin je croise les même personnes; la mamie qui accompagne son petit fils, tous les deux ont le sourire aux lèvres, la jeune femme qui ouvre le cabinet comptable, le cordonnier qui débute sa journée, les ouvriers déjà sur le chantier du magasin en construction…

7h55, je suis arrivée au boulot. Je suis la première, j’ouvre la grille, la porte, tape le code pour déverrouiller les locaux, j’ouvre les volets et j’en profite pour aérer même s’il fait froid.

8H00, j’ouvre ma boite email, regarde les petits mots laissés par l’équipe la veille au soir sur les choses urgentes à traiter.
C’est mon moment calme, je fais la liste des choses à faire dans la journée. Je prends les premiers appels qui arrivent.

8h30, les collègues arrivent, on boit un café tous ensemble, un thé pour moi merci (le thé vert est ma drogue).

9h00, on se remet au boulot.

12h30, pause dej, je file à la salle de sport pour un cours de fitness. La prof est sympa, très dynamique, c’est une coupure physique et intellectuelle parfaite.

13H30, je mange rapidement avec les collègues qui mangent tardivement comme moi, ça parle souvent boulot, un petit thé et je me remets au travail.

17h15, la journée de travail est finie. Je reprends ma petite voiture et je file chercher mes petits à la crèche.

17h25, ma Petite Citrouille me voit la première et court vers moi en criant « maman, maman! », le Titou la suit en marchant le plus vite qu’il puisse à quatre pattes., un grand sourire au x lèvres. J’adore ce moment où ils sont tous les deux dans mes bras, je respire leurs petits cou, je les bisouille de tous les bisous que je ne leur ai pas fait le matin ou dans la journée. Puis j’écoute les auxiliaires me raconter la journée de l’un et de l’autre. Les repas ne sont pas un problème, le sommeil un peu plus, mais globalement leur intégration est réussie.

Nous passons tous les trois dans le sas d’entrée. Petite Citrouille enlève seule ses chaussures de crèche (merci les scratchs!) pendant que je mets le manteau au Titou, il s’échappe à quatre pattes, je le récupère, réussis à lui mettre son manteau et à fermer la fermeture éclair. Je mets ses « nouvelles-bottes-d’hiver » à ma Petite Citrouille, son blouson pendant qu’elle me raconte sa journée à sa façon; les enfants assis avec elle table, le coloriage sans le rouge « karke (parce que) c’est Mathis qui l’a », »j’ai pas mangé le poisson », « on a fait une tour géante ». J’essaye d’imaginer sa journée. Souvent je discute avec des mamans, venues chercher leur enfant.

Puis on prend les sacs à dos, Le Titou dans mes bras et Petite Citrouille à pied, on rejoint « la tite voiture de maman ».

« Il fait nuit maman » et oui, il n’est que 17h4 et la nuit est déjà bien là. Il y a quelques semaines on pouvait regarder le coucher de soleil mais là le soleil est déjà couché lorsque nous sortons de la crèche. J’attache Le Titou qui râle un peu de ne pouvoir bouger comme il le souhaite mais rit quand je le chatouille dans le cou. Petite Citrouille parvient à s’installer dans son siège auto, je l’attache à son tour. On fait notre petit trajet crèche-maison, toujours le même; les tournants « à droite, à gauche », le stop, la grande maison, la « grande grande école où j’ira quand je serai grande grande » (le collège), le moulin, le grand mur et le portail de la maison!

17h45, une fois le portail ouvert, je prends le courrier à la boîte aux lettres, Petite Citrouille espère toujours une lettre pour elle. A défaut « c’est pour Papa ». On descend de la voiture, accueillis en fanfare par notre chien. Il fait déjà froid, on rentre vite nous mettre au chaud. L’Homme a fait un feu de cheminée, l’ambiance est cosy. L’Homme vient nous faire un bisou entre deux coups de fils professionnels.

On s’installe sur le tapis du salon et puis selon la fatigue, on fait les fous, on fait des châteaux de cubes, on lit une, deux, trois histoires. C’est mon moment pour et avec eux. Je m’interdis le portable, la télé ou tout autre chose pollueuse d’attention. Petite Citrouille pique le jouet que son petit frère a dans la main, il râle, elle crie, il pleure. J’interviens, je verbalise (merci RIE), on trouve un compromis pour quelques minutes.
Je lance le diner des enfants pendant ce temps de jeu.

18h30, l’heure du bain. Un moment agréable, la chaleur de la salle de bain, la bonne odeur du savon Mustela, les jeux, les sourires. Je sors « d’abord Titou » du bain, le mets en pyjama, ma Petite Citrouille profite encore quelques minutes de la baignoire pour elle toute seule. Puis je la sors, elle s’essuie seule et je l’aide à mettre son pyjama toute seule.

19h, les enfants dînent. C’est plus facile maintenant que le Titou mange comme la Petite Citrouille. Soupe de légumes et petites pâtes. Un yaourt, un fruit.

19h30, le Titou est fatigué. Je le couche après une petite histoire qui ne l’intéresse pas trop encore, mais je tiens à lui offrir le même rituel que sa soeur. On allume la petite lumière du soir. Je l’allonge dans son lit, il est tout sourire, il gigote bras et jambes. Il attrape doudou chat et sucette pendant que je ferme ses volets. Quand je me penche par dessus son lit, il sait que je vais lui raconter le petite comptine, il me sourit.
Et je compte et je mine sur son petit visage  :

« je fais le tour de ma maison,

je ferme les volets,

le premier, le deuxième,

je descends l’escalier,

je ferme la porte,

clic clac »

Encore des bisous avant de le laisser pour la nuit. J’éteints la petite lumière du soir et « bonne nuit mon petit lutin ».
Je rejoins ma poupée qui termine tranquillement son dessert.
Pendant que je range leurs assiettes, elle choisit l’histoire du soir. Je la rejoins sur le canapé. On lit l’histoire, parfois deux.
Puis le petit rituel « les dents, pipi et au lit ».

19h50, on est dans sa chambre, je ferme ses volets. Elle a aussi sa comptine mais un peu plus longue; une histoire de marchand de sable. Des bisous et « bonne nuit ma poupée »

20h, fin de ma journée de maman. Début de celle de femme.
Je lance le dîner  pour l’Homme et moi. Souvent très simple, une soupe, une salade…

20h30, l’Homme a fini sa journée de travail, on dîne ensemble, on papote. C’est le seul moment de la journée on l’on peut se parler sans être interrompu. Je suis un peu fatiguée, pas toujours attentive aux sujets importants.

Parfois on regarde un film, parfois on geek chacun sur nos écrans, parfois on lit…

23h00 au max, je me file me coucher après une bonne douche délassante.
Un dernier regard aux petits blonds enfouis dans leurs lits. Un dernier bisou. Mon coeur se remplit toujours d’amour.

Je me glisse sous la couette, j’écoute un livre audio et la douce voix du narrateur m’emmène au pays des rêves…

……………………………………………………………………………….

A la façon de Sophia , je voulais écrire une journée de ma vie de cette fin d’année 2015, garder une trace de cette vie-là à ce moment précis parce que c’est précieux. Car ça peut changer en quelques secondes et que dans les mouvements quotidiens ordinaires, on ne se rend plus compte de la valeur des choses. C’est juste pour se souvenir d’une journée de novembre 2015 et remercier je-ne-sais-qui de pouvoir continuer à vivre cette vie avec les gens que j’aime, de continuer à avoir des projets…

Une pensée pour tous les anges du vendredi 13 novembre.

2 réflexions sur “Une journée ordinaire

  1. Mademoiselle k

    C’est génial de découvrir votre journée ordinaire. Elle me fait rêvé et me rassure un peu aussi ;-). J’aurai un peu la même journée que toi sauf que nous mangeons en même temps que le Koala. Et que dire du moment où ils sont couches et que notre moment bien à nous commence :-)))

  2. Cindy404

    Merci de partager avec nous votre quotidien… Ma journée ressemble un peu à la votre… Toujours à 100 à l’heure… Mais quel plaisir de partger ces moments avec notre famille…n Bonne continuation

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