Le temps

Le dilemme de chaque maman qui travaille est le même; toujours partagée entre l’envie d’entreprendre, de s’épanouir personnellement et professionnellement et celle de passer le plus de temps possible avec ses enfants.

Je n’échappe pas à la règle et sans arrêt entre deux eaux, à aimer mes journées pro et à culpabiliser l’instant d’après. Vous connaissez ce sentiment n’est ce pas?

IMG_8914

Lire la suite

Ma fête des mamans

Après une longue attente pour fonder cette petite famille, je savoure chaque jour (ou presque) d’être une maman. Oui c’est difficile d’éduquer ses enfants, c’est éprouvant, mais c’est tellement satisfaisant de les voir évoluer et faire leur petit bonhomme de chemin (cette expression colle parfaitement avec la démarche amusante du titou actuellement, qui bouge les bras et le bassin pour faire chaque pas, il est vraiment drôle!).

Après un bon « petit déjeuner du week-end » et l’ouverture de mes cadeaux fait maladroitement mais amoureusement par leurs petites mains à la crèche, j’ai passé un moment privilégié avec ma petite citrouille dimanche matin.

Lire la suite

Opération « plus de couche » ou celle qui redoutait le moment

Celle qui redoutait le moment c’est moi, pas Elle!

Cet hiver je me disais que j’allais lancer l’opération « plus de couche » à partir du printemps. Tout s’y prêtait; une nouvelle maison, un jardin… Et puis l’arrivée a été fastidieuse, et puis il y avait le p’tit frère, et puis elle était en maillot tout le temps et puis, et puis… je me cherchais des excuses, il faut bien l’avouer.
Je ne sais pas pourquoi cette étape de développement de l’enfant ne m’intéresse pas outre mesure et du coup j’ai du mal à y accompagner ma Petite Citrouille.
Je prends des infos à droite et à gauche. Je me demande comment m’y prendre. je tourne et retourne la situation plusieurs fois. Je n’ai pas envie de commencer sans être sûre de moi afin de l’accompagner sereinement.

Et puis, fin août, j’ai reçu le petit coup de pied aux fesses qu’il me fallait. Il est venu de ma pédiatre qui m’a dit « euh…. là… à deux ans et demi, vous pouvez y aller! Vous enlever la couche et vous ne lui remettez plus! Vous expliquez, vous valorisez, vous ne grondez pas, vous allez le plus possible dehors et en 15 jours c’est réglé! »
Je suis sortie du cabinet remontée comme un coucou, prête et motivée pour l’opération « plus de couche ».

Il y a des accidents, des petites et des grosses catastrophes mais le chemin suit son cours. Et puis, il y a la crèche désormais avec son rythme un peu militaire mais qui a le mérite d’éviter les accidents. 15 jours c’est un peu ambitieux mais on tient le bon bout!

Et puis que d’économie!!

Et chez vous, ça s’est passé comment l’opération « plus de couche?

La rentrée à la crèche : la séparation

Les enfants vivent en ce moment leur semaine d’intégration à la crèche.

J’ai eu la chance de garder Le Titou depuis sa naissance, il a donc beaucoup été avec moi. Pour autant il connaît la séparation car il est allé chez mes beaux parents, deux jours et une nuit, chaque semaine depuis qu’il a 4 mois. Il n’est pas perdu avec mes beaux parents mais pas très rassuré, voire même en pleurs lorsqu’il n’a plus de personne connue en vue.

Autant dire que la crèche n’est pas gagné…

Ma Petite Citrouille est dans un contexte plus favorable. D’une, elle parle assez bien pour dire ce qu’elle veut, qui elle est (ce qui me rassure, moi!), elle a l’habitude d’aller ailleurs sans moi et surtout elle est allée à la halte garderie depuis que nous avons déménagé. Elle connaît la collectivité et je crois qu’elle en re-demande car il est bien difficile pour moi de lui offrir l’activité physique et cérébrale dont elle a besoin.

La crèche leur offrira la multitude d’activités que je ne leur offre pas à la maison, par manque de temps et/ou de moyen. Ils découvriront la vie en collectivité avec ses avantages et ses inconvénients.

L’Homme et moi avons la chance d’avoir un équilibre vie pro/vie perso qui, par conséquent, permet aux enfants de ne pas (trop) pâtir de notre vie d’adulte. Ils iront à la crèche du mardi au vendredi, de 9h à 18h. Le lundi, ils seront avec leur mamie. Nous avons la chance de travailler près de notre domicile, les temps de trajet sont très courts donc les nuits plus longues pour eux! L’Homme aura son moment avec eux le matin. Facile, je lui aurais tout préparé la veille au soir ; les vêtements et les sacs de crèche! Il pourra profiter d’un câlin-biberon-histoires-jeux avant de les déposer à la crèche et moi, j’aurai mon moment le soir avec des petits loups fatigués de leur journée et qui auront besoin de calme et de câlin avant de rejoindre Morphée.

Bref, je ne suis pas angoissée à l’idée de laisser mes petits. J’ai plus peur d’oublier quelque chose; un doudou, une petite veste, les couches… bref, je traduis mon stress par des détails matériels! Mais rien à voir avec cette boule d’angoisse lorsque j’ai laissé Petite Citrouille à sa nounou pour la première fois! Et puis ça se passe bien, le Petit Lutin ne pleure pas et ma Poupée, juste deux minutes le temps des « au revoir ».

Sur le papier, je suis heureuse de cette organisation. J’espère qu’elle conviendra à tous et que l’année se déroulera bien, et il n’y a pas De raison par ce que comme dit Petite Citrouille « tu sais c’est super chouette la crèche! »

 

crèche-séparation-215x300
Quant Astrid’M et Till The Cat parlent de la crèche, c’est drôle!

 

Juin 2015 – Bilan à mi-parcours

Juin est un joli mois, le soleil, les vacances qui approchent, toussa toussa et puis c’est aussi pile le milieu de l’année. L’occasion de me poser, en cette période agitée (je reviendrai vous raconter), et de faire un petit bilan à mi parcours.

En Janvier, j’ai émis des voeux et des bonnes résolutions, et donc, on en est où?
emménager dans notre nouvelle maison avant le printemps
Check! Nous avons emménagé le 21 mars, on triche et on dit que c’est bon!

– décorer joliment pour prendre pleinement possession de ces murs encore inconnus
Presque check, les derniers meubles viennent d’arriver, on va pouvoir attaquer la déco et nous faire une maison instagramable (!)

– faire une crémaillère dont on se souviendra longtemps
Date posée, organisation en cours!

remplir la maison des copains, de la famille, qu’elle soit remplie de rires et de fête toute l’année
Pour le coup, on a pas attendu la crémaillère pour recevoir et nos week-ends sont bien bookés, c’est un vrai régal!!
C’est une résolution qui est valable pour toutes les années à venir.

profitez encore plus de tout ce petit monde surtout de mes deux petits loups
Je profite, je savoure et j’adore ça!!

– trouver un boulot sympa à temps partiel
Résolution en cours de réalisation, j’y reviendrai

– écrire un peu plus ici pour garder trace de ces jolies années
Oups… il faut vraiment que je m’y remettre sérieusement!

– reprendre le sport arrêté durant la grossesse et perdre les kilos récalcitrants
La semaine qui a suivi notre emménagement, j’étais inscrite dans la salle de sport toute proche. J’ai la chance d’avoir un pti mari qui garde nos petits loups 3 matins par semaine pendant que j’essaye de me redonner un corps d’avant bébés.
Il me reste 4 kilos à perdre, et un pti bidon à muscler (bon les fesses aussi…)

– me refaire d’une garde robe sympa une fois les kilos perdus
Challenge en cours de réalisation.

Mon bilan à mi parcours n’est plutôt pas mal, je m’attendais à bien pire!
A bientôt pour la deuxième édition de « alors 2 tout petits c’est comment? », pour nos lectures du moment, et pour les nouvelles du front.

L’apprentie maman à temps plein

Voilà un mois et demi que je profite de mes enfants à plein temps, que je m’occupe d’eux à plein temps. Ce n’était pas le cas jusqu’à présent puisque Raphaëlle a été chez une assistante maternelle à 4 mois. J’étais Maman le week-end. J’étais fière de réaliser ses progrès. Contente de voir qu’on avait trouvé une nounou qui faisait bien son boulot, à savoir prendre soin physiquement et émotionnellement de notre poupée, mais qui avait également à coeur de l’éveiller chaque jour un peu plus, de lui apprendre des choses, de la tirer vers le haut.

C’est ma vision des choses, pour mes enfants comme pour moi, chaque jour doit être source d’apprentissage. Et c’est bien plus facile à 2 ans qu’à 30… Chaque jour je m’attache à faire d’une nouvelle journée qui débute, une journée enrichissante; une rencontre, un lieu nouveau, un mot inconnu, une situation nouvelle…

M’occuper de mes enfants à plein temps rend cette tâche plus difficile puisque chaque jour il faut trouver ce qui rendra cette journée enrichissante, pour Raphaëlle (et pour moi aussi). Il est vrai que j’ai du mal à ne pas proposer quelque chose à faire à Raphaëlle, j’ai l’impression qu’elle « n’apprend » rien lorsque je ne la guide pas. Et puis je suis vite ôtée cette idée de la tête. Elle n’a pas uniquement besoin d’apprendre à tout pris des choses que je considère comme importantes. Jouer seule dans sa chambre, déambuler de sa chambre au salon avec divers jouets, en élaborant des scénarii sont des moments importants. Elle développe son imagination, elle joue à sa guise, sans contrainte aucune. Je la laisse libre, je vaque à mes occupations, et puis elle revient vers moi, je comprends qu’elle souhaite me voir revenir dans son univers. A moi de « saisir » cette occasion. Je lis l’histoire qu’elle me tend, puis une autre, puis une autre (!), je bois des cafés imaginaires, j’énumère les femelles et les bébés des animaux…

Mais quelle est la limite entre « je laisse jouer mon enfant » et « je ne m’occupe pas de lui » ?
Parfois, je me blâme en me disant que je n’ai rien fait avec elle de la journée, je ne lui ai rien appris. Elle a joué seule. Je suis une mauvaise mère je ne m’occupe pas bien de ma fille. Je ne la stimule pas.

Et puis je réfléchis, bien sûr que je lui ai appris des choses : je lui ai montré que je l’aimais en la levant avec douceur le matin, je l’ai fait rire en l’habillant, je l’ai consolée lorsqu’elle est tombée au parc, je l’ai aidée lorsqu’elle me demandait mon aide pour enfiler pour la 40ième fois de la journée le pyjama de sa poupée, je lui ai sans doute appris quelques nouveaux mots en lui parlant au cours de la journée, je lui ai transmis l’envie de cuisiner avec moi…
Toutes ces choses que je fais sans m’en rendre compte finalement. Du bon sens selon moi.

Selon moi…
Puisque je m’occupe de mes enfants à plein temps, j’ai l’occasion de côtoyer les assistantes maternelles du quartier au parc, les mamans au détour d’une promenade, les animatrices à la ludothèque pas plus tard que ce matin, et je réalise que ces petits choses ne sont pas du bon sens pour tout le monde.

De celle qui hurle sur un petit, de celui qui attrape le gamin et le colle dans la poussette sans lui dire pourquoi et comment, de celle qui enchérit les potins du quartier pendant que l’enfant manque de se casser une jambe… Je réalise que je ne fais pas si mal finalement…

Je reçois souvent le compliment que ma fille est calme. Cela vient sans doute de son caractère, mais aussi de l’environnement dans lequel elle évolue. Non je n’hurle pas quand elle fait une colère pour la calmer. Avez vous déjà essayer de calmer quelqu’un en hurlant plus fort que lui?
On dit merci RIE aussi…

On me dit souvent qu’elle a du vocabulaire. Oui je lui parle normalement, j’explique tout avec les mots de la langue française. Elle ne va pas faire dodo, mais elle va au lit. Un chien est un chien et non pas un oua-oua (véridique j’ai entendu une assistante maternelle parler comme ça au square!)

Je tente de développer son autonomie sans la brusquer. Je l’aide à grandir, je l’aide à faire seule, avec un zeste de Montessori, un soupçon de Reggio, avec ma personnalité, mon vécu… est ce que je fais bien tous les jours?

Moi aussi j’apprends chaque jour un peu plus de cette situation. J’aime planifier mes journées sans me les dicter à tout prix. Je fais plaisir à mes enfants mais je ne m’oublie pas non plus. Je leur prodigue une routine rassurante sans m’y enfermer. M’occuper de mes enfants à plein temps n’est pas facile mais il est probable que ça me manque lorsque je devrai retourner au travail…

la routine du matin
La petite routine du matin; un réveil en douceur

 

Alors 2 tout-petits c’est comment?

Un trimestre s’est écoulé depuis l’arrivée de Valentin dans la famille, 3 mois que nous vivons à quatre dont deux tout petits (3 mois et 2 ans), l’heure de faire un bilan.

Les deux premiers mois de vie de Valentin, Raphaëlle a continué à aller chez sa nounou 3 jours par semaine. D’une part pour me dégager du temps pour Valentin et d’autre part pour lui garder ses petites habitudes. C’était une vraie volonté de ma part, je sentais que ça pouvait être difficile de passer d’une petite fille sage à une petite fille un peu jalouse + un nourrisson. C’était plutôt speed le matin, le temps de préparer Raphaëlle et ses petites affaires (oui je sais j’aurais du le faire la veille au soir…) et Valentin à la fois. Raphaëlle se levant tard, c’était parfois la course pour arriver à un horaire décent chez la nounou. Avec des biberons toutes les trois heures, la journée passait à une vitesse folle et 17h30, le moment d’aller chercher Raphaëlle arrivant à vitesse grand V. J’arrivais parfois à me caser une petite sieste. Mais ces deux mois m’ont surtout servi pour prendre mes marques avec ce nouveau bébé.

Puis les nuits de Valentin se sont allongées, mes journées ont été moins vaseuses. Raphaëlle commençait à intégrer son petit frère dans son environnement.

J’ai donc pu essayer d’instaurer une petite routine avec les deux bébés à la fois. J’ai commencé les bains à deux quand Valentin a eu 1 mois et demi je crois. Au début c’était un peu folklorique puis j’ai pris mes marques et ça va mieux. Raphaëlle est encore petite et bien qu’elle gagne en autonomie chaque jour, elle ne sait pas encore se déshabiller entièrement seule, elle a besoin d’une aide finale pour la toilette et surtout qu’on reste auprès d’elle durant le bain pour éviter l’accident. Donc j’ai trouvé un petit rythme : j’emmène Valentin et son transat dans la salle de bain. Je fais couler le bain pendant que Raphaëlle se déshabille, je la met dans le bain et elle s’affaire à envahir la baignoire de tous ses jouets de bain. Pendant se temps je déshabille Valentin, puis je l’installe dans son transat de bain (au milieu des jouets marins!). Raphaëlle s’amuse à lui arroser le ventre, les mains et je « me bats » chaque fois pour qu’elle évite la tête. Valentin gigote et sourit beaucoup, jusqu’a ce que la fatigue le gagne et qu’il pleure pour manifester son envie de sortir. Je m’occupe de lui, sur la table à langer juste à côté de la baignoire, je garde un yeux prudent sur Raphaëlle. Une fois Valentin en pyjama, je le repose dans son transat et très souvent il s’endort. J’ai donc du temps pour finir la toilette de Raphaëlle, de jouer avec elle et de l’habiller en rigolant.

Très souvent je me retrouve bien encombrée avec un bébé qui boit son biberon et une petite fille qui demande toute l’attention à laquelle elle a le droit. (Je suis preneuse d’une super astuce pour que les pages des livres se tournent seules.) Les repas sont parfois épiques car la demoiselle rentre gentiment dans la phase d’opposition que tous les parents connaissent. Toujours avec bébé et son biberon dans un bras, il faut donc gérer les petits pois qui volent. Je passée experte en biberon d’une main pour en avoir une autre libre.

Parfois j’ai l’impression de devoir me dédoubler. et je pense aux mamans qui ont plus de deux enfants, comment font-elles quand tous réclament son attention au même moment?

Rajoutez à cela un Homme bien occupé par son boulot et les travaux de la nouvelle maison, il est donc souvent absent, ça donne des journées parfois très agréables où je me sens la maman la plus comblée et d’autres où rien ne tournent rond et où les deux se mettent à pleurer hurler en même temps.

Depuis début Janvier, je garde Raphaëlle et Valentin à temps plein, et ce jusqu’à notre emménagement dans la nouvelle maison (début mars a priori). Ensuite Raphaëlle ira quelques après midi par semaine à la halte garderie et j’attends courant avril et réponse pour deux places en crèche pour septembre. Et entre temps il me faudra trouver un poste en tant que salariée, idéalement à temps partiel, mais l’idéal existe-t-il?

"A-garde Maman!"
« A-garde Maman! »
"Me l'occupe La-len-tin"
« Me l’occupe La-len-tin »


SelectionHC

Grossesse 1 vs grossesse 2

Photo femme enceinte bord de mer noir et blanc
Janvier 2013, quelques jours avant la naissance de Raphaëlle

Certes les circonstances de mes deux grossesses ne sont pas les même, mais à la veille du 9e mois, j’avais envie d’une petite confrontation intellectuelle entre ces deux grossesses.
Autant ma première grossesse était anxiogène puisque les médecins nous ont très vite alertés quant au petit poids du bébé et de sa croissance lente. Beaucoup d’angoisses, d’inconnues, de rendez-vous médicaux ont rythmé cette grossesse. J’ai passé mon temps à compter les semaines, à espérer qu’elle se poursuive le plus longtemps possible pour ne pas cumuler RCIU et prématurité. donner toutes les chances à ce petit bébé de grandir bien au chaud était mon seul objectif.
Je me suis posée mille questions sur ce bébé en devenir que l’on nous décrivait comme fragile. J’avais beaucoup de mal à l’imaginer à me projeter avec ce bébé dans mon quotidien.
De façon contradictoire, je lisais beaucoup sur les stades de développement du foetus. J’avais l’impression d’être plus forte en sachant. de même, je me suis beaucoup renseignée sur l’accouchement, sur la théorie. je voulais savoir techniquement ce que maman et bébé vivaient. J’ai également regardé des vidéos de césarienne. Je ne travaille pas dans le corps médical donc ces images m’ont été difficiles, non pas à regarder mais à digérer. J’y pensais souvent ensuite. Paradoxalement, cela m’a fait du bien de savoir ce qui m’attendait.
J’ai attendu le dernier moment pour les achats « bébé ». Je n’ai acheté que le strict nécessaire pour les premiers jours, en vêtement. Je n’ai pas acheté de puériculture, juste un lit. Je ne me suis pas amusée à décorer une jolie chambre, à préparer un petit nid douillet pour l’arrivée d’une bébé, tellement l’arrivée en elle-même me paraissait incertaine. J’ai longtemps éludé le sujet « puériculture » lorsque mes copines déjà-maman me proposaient de me prêter telle ou telle chose.
Je m’écoutais peu, lorsque le corps médical me demandais si j’avais tels symptômes, tels petits maux de grossesse, j’étais tout simplement incapable de répondre, trop concentrée sur bébé.

Aujourd’hui je vis le 3e trimestre de ma seconde grossesse. Bien heureusement, elle se passe différemment. Nous ne saurons jamais vraiment si la science a aidé ou si le hasard a fait que cette grossesse se passe mieux. Le fait qu’elle ne soit pas anticipée a sans doute participé au fait que j’ai vécu le premier trimestre avec beaucoup moins d’angoisse. Elle représentait un « moins grand enjeu » (j’insiste sur les guillemets!) que la première grossesse. Cette « première », ce « précieux » tant voulu, après 2 ans et demi d’essais. Là bébé se présentait comme un cadeau, une magnifique cerise sur le gâteau, la continuité de notre famille. J’ai moins appréhendé la fausse couche, me disant que la nature était souvent bien faite (oui souvent, pas toujours, mes années d’attente ne m’ont pas fait oublié les nombreux DNLP pensés si fort!). Je me suis donc peu penchée sur cette grossesse encore fictive, car inattendue, avant le 4e mois. De façon contradictoire, nous l’avons annoncée à notre entourage, bien plus tôt, comme si le secret d’une première grossesse avait moins lieu d’être pour une seconde.
Je me projette bien mieux avec ce deuxième bébé. J’ai acheté il y a peu des couches pour nouveaux-nés, les vêtements pour le premier mois et je suis bien plus détachée des aspects techniques de la grossesse. Je chine, je récupère des jouets, des vêtements, je prépare son petit nid (un espace dans la chambre de Raphaëlle, en attendant d’avoir la sienne dans la nouvelle maison). Je m’écoute plus. Mon ventre est plus gros (car bébé est plus gros lui aussi), j’ai plus de difficultés au quotidien, pour marcher longtemps, pour porter des choses, pour me baisser. Je profite, pour ce dernier mois, de mon statut de femme enceinte!
J’ai juste hâte qu’il arrive désormais. J’ai hâte de vivre les premiers jours, manqués avec Raphaëlle, car elle était en néo-nat. J’ai hâte de sentir ce petit corps tout chaud, de le manipuler avec mille précaution. J’ai envie des premiers mouvements au ralenti, des petits gestes « animal » et primitifs.

 

 

{34 SA} Brèves de grossesse

Voici l’entrée dans le 8e mois.
J’ai vraiment hâte que notre petit « Junior » soit là, je crois que c’est ma phrase du moment.

Je sais un petit peu plus ce qui m’attend à son arrivée, je sais les boules de bonheur qui m’attendent. J’ai hâte des premiers jours, voir comment Petite Citrouille accueille ce petit bébé, elle qui en est encore un.

Mon ventre s’est bien arrondi. Je n’ai pas eu cette sensation de corps transformé, de corps qui ne m’appartient plus vraiment avec ma première grossesse puisque j’ai eu un petit ventre car un petit bébé.

Junior ne sera pas un sumo m’a dit le Docteur R. Mais il grandit bien. La semaine dernière, son poids était estimé à 1,6kg. Ce qui pourrait donner un bébé de 3kg environ à la naissance. Je reste très méfiante des estimations in utero, je crois qu’on ne peut plus me la faire.

Je commence à réunir les petits vêtements, à laver, à trier. Petite Citrouille a choisi une sucette pour son petit frère. Nous lisons régulièrement des livres sur les bébés, les gros ventres, les petits frères, j’en reparlerai bientôt.

Nous avons choisi un joli prénom, nous le prononçons à Petite Citrouille, pour qu’elle l’entende avant la naissance. Nous l’avons dit à quelques amis proches seulement, il restera secret pour le reste du monde jusqu’à sa naissance.

J’hésite encore beaucoup à allaiter, je me pose encore beaucoup de questions. J’ai peur de manquer de temps, de sommeil, d’être un peu « enchaînée à mon bébé ». J’ai envie de connaître un allaitement long et réussi, je sais que c’est sans doute ma dernière grossesse, je n’aurais pas l’occasion de le vivre par la suite. Et puis égoïstement, j’ai envie de retrouver une vie de femme rapidement. J’ai envie de boire un petit verre de vin quand j’en ai envie, pouvoir laisser bébé une heure ou deux sans avoir les seins douloureux qui attendent d’être tétés. J’ai envie de passer le relai facilement à l’Homme, et ça, l’expérience du biberon avec Petite Citrouille nous a tout de même prouvé que ça facilitait les choses. Bref, je suis toujours en pleine réflexion…
Vos expériences, critiques et suggestions sont toujours les bienvenues!

{25 SA} Brèves du moment

Oui 25 SA déjà. J’ai enfin bouclée mon inscription définitive à la maternité, le service inscription m’avait tout de même relancé 3 fois par téléphone pour savoir si je maintenais mon inscription. « oui je vais passer finaliser le dossier ». Mais voilà, je suis championne de la procrastination depuis quelques jours semaines. Les jours passent sans que je ne m’en aperçoivent, et je reporte tout le temps. Mais voilà qui est fait désormais, je me faisais une montagne de rien car ça n’a pas duré longtemps et j’avais tous les papiers facilement accessibles (vous ai-je déjà dit que je ne suis pas très amie avec la paperasse?).

Bref notre petit Potiron (nous avons pris l’habitude de l’appeler Junior entre nous) naitra dans la même maternité que Petite Citrouille. Il n’aura, a priori, pas besoin de la néonatologie présente dans la maternité, mais je n’avais pas envie de chercher une autre maternité. Celle-ci est agréable bien qu’elle soit grande et peut être un petit peu impersonnelle parfois. Mais j’y ai passé du temps avant la naissance de Petite Citrouille alors maintenant que l’issue de l’histoire est belle je m’y sens bien.

Petit Potiron grandit très bien. Je découvre la joie d’avoir un ventre bien rond qui correspond au début du 6e mois de grossesse. Je découvre la difficulté de s’habiller sans vouloir claquer trop d’argent pour des vêtements de grossesse qui ne serviront pas longtemps. Nous avons instauré un système d’échange avec mes copines puisque nos grossesses se sont suivies. Oui mais voilà, jusqu’à présent nos grossesses avaient plus eu lieu lors des mois d’hiver et d’automne. La valise de troc ne contenait donc que trop peu de vêtements légers et adaptés à la saison estivale. Je me suis donc résolue à acheter deux ou trois pièces en soldes pour varier les plaisirs.

J’ai débuté le « trousseau » de Junior avec les soldes également : pyjamas et bodys 1 et 3 mois. Le troc entre copines fonctionne bien aussi pour ces pièces là. Malgré le flot de petites filles, j’ai pu récupéré 3 pyjamas aux couleurs neutres (j’entends pas rose fushia!) en taille naissance. Le beau docteur m’ayant tout de même annoncé qu’il était peu probable que je mette au monde un sumo (je n’en demande pas tant!!)
C’est mignon de découvrir le monde des petits garçons a travers les premiers vêtements.

En attendant de trouver la maison de nos rêves, et de leur offrir chacun leur chambre, nous allons aménager un petit coin pour lui dans la chambre de Petite Citrouille. Nous attendrons qu’il « fasse ses nuits » avant de l’y installer la nuit. Nous l’habituerons à sa chambre durant les siestes. Ainsi le sommeil de Petite Citrouille sera préservé.

Je lui parle du « petit frère dans le ventre » mais elle soulève mon tee-shirt et me regarde avec l’air circonspect. Difficile de préparer une plus-tout-à-fait-bébé de 17 mois à l’arrivée d’un bébé petit frère, d’autant que 3 mois c’est encore loin pour elle…