Crises du soir? Bonsoir!

Il y a les cris du soir que je comprends pas bien. J’ai essayé le biberon, elle finissait par manger quasiment en continue de 17h à 20h, le tout ponctué de cris, avant de régurgiter (eh oui l’estomac a un nombre de places limitées!). J’ai essayé la promenade, en landau, en poussette, elle finissait par se réveiller arrivée à la maison et débutait le concert de cris. Il n’y a guère que l’écharpe qui fonctionne, mais attention, il faut ruser! Il faut réussir à mettre bébé dedans avant que la crise ne débute! Ça marche, j’échappe à la crise de larmes, mais hasard ou coïncidence, elle n’a pas très bien dormi cette nuit là. Sans doute que l’énergie n’avait pas été évacuée… Soirée tranquille ou nuit paisible, faudrait-il choisir?

Mais finalement au petit matin…

Quel est cet étrange pouvoir qu’a mon bébé de réussir à me faire oublier les 2h30 horribles qu’elle m’a fait vivre hier soir?
En un sourire, c’est oublié!
Quelle est cette capacité à m’émouvoir quand je la regarde gesticuler sur son tapis d’éveil?

Elle observe avec attention de multiples choses, s’agite, fait une pause, recommence. Elle émet un son, semble en être la première surprise, puis recommence quelques minutes plus tard.

Petit être qui n’a pas encore la capacité de contrôler ses quatres membres mais ceux-ci s’activent déjà beaucoup!
Petit être qui n’a pas encore une palette très développée de communication s’exprime encore à coup de cris.

J’écoute les « déjà maman » en profitant de chaque jour, chaque étape, mais une petite voix me dit que ce n’est peut être pas celle-ci que je vais préférer…
Non je ne veux pas que bébé grandisse trop vite, je ne veux pas avoir l’impression de manquer des étapes de son développement. A chaque étape ces inconvénients et bon sang que ces crises du soir sont difficiles! Pour bébé qui doit se sentir bien incompris, pour maman qui ne comprend pas, pour tout le monde parce qu’elle est petite cette petite citrouille, mais elle a de la voix!
Oui, j’ose le dire, j’ose l’écrire : hier soir j’ai mis les boules quiès! Je berce bébé sans avoir l’impression que mes tympans vont exploser. C’est grave docteur?

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Apprentissage de Maman débutante

Les apprentissages de Maman débutante se retrouvent chez Zess.

Quelques jours au ski, entre filles, avec ma petite Citrouille, sa marraine (une amie proche) et son amie. Séjour prévu de longue date, organisé, planifié. J’ai réservé la crèche pour Petite Citrouille, 3 apres midis pour profiter de la neige et aller skier. J’appréhendais un peu, me demandant si on allait bien s’occuper d’elle. Et puis j’ai relativisé, réalisant qu’elle était à l’aise avec tout le monde, qu’elle souriait tout le temps, qu’elle se ferait sans souci à ce nouvel environnement.
Finalement l’expérience n’est pas vraiment positive, la crèche s’est avérée être une garderie dans le sens propre du terme où les enfants de vacanciers sont presque posés là, avec une surveillance d’adulte, quelques jouets et presque rien d’autre. Petite citrouille a commencé à être mieux, le troisième jour, et encore…

Moi ça m’a un peu gâché mon plaisir et mes vacances n’ont pas été aussi fantastiques qu’espérées.

Petite Citrouille est revenue de vacances un petit peu plus craintive qu’avant, plus « pot de colle » avec moi qu’avant, elle pleure plus facilement qu’avant. A cela s’est rajouté la sortie de 4 nouvelles dents en même temps, ce qui n’arrange rien et a complètement détraqué son bon appétit.

Depuis lundi, elle a repris son petit quotidien chez sa nounou, qu’elle a couvert de bisous et de câlins, lundi en guise de retrouvailles. Elle ne reprend son déjeuner qu’à 16h, mais mange tout de même, ce qui est bien le principal.

Est ce donc cela devenir maman? S’inquiéter sans arrêt pour son enfant au point de ne pas profiter des moments qu’on s’est spécialement aménagé?

Je réalise à quel point le quotidien, la routine, les visages connus sont importants à cet âge là. C’est important de conserver des habitudes, de les ancrer même. J’apprends… au dépend de quelques erreurs… Bien sûr, je me suis sentie coupable d’avoir organisé ce séjour, pour me faire plaisir, au dépend de son confort. A la fois, ce n’est pas bon de rester enfermé chez soi, ni pour elle, ni pour moi…
De retour à la maison, j’ai tout fait pour lui proposer des journées plus calmes, plus cadrées, plus ancrées dans notre quotidien, j’espère que ça a participé à lui redonner confiance. Son sommeil n’en a pas été impacté, elle a même fait quelques pas seule durant les vacances.

Apprentissage de maman débutante…

 

Et à la demande de Sophia, un petit selfie des pistes :

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Je ne veux pas « prêter » bébé, c’est grave?

Je me suis fais violence ce week-end; j’ai laissé ma petite citrouille à ma belle-mère le temps d’un après midi (13h30-16h30). Je sais que ça lui fait un plaisir immense et puis je me dois d’habituer ma petite puce à d’autres visages, d’autres façons de faire… Je sais qu’il y aura des moments où nous ne pourrons l’emmener, il faudrait donc que je m’en sépare. Exemple typique : samedi prochain, un anniversaire dans un restaurant en terrasse couverte donc espace fumeur. Ce sera le premier moment où je devrai la laisser à ma belle mère. J’ai donc choisi de faire une période d’adaptation, tant pour moi que pour bébé. 3h ce samedi, donc, 3h demain et 3h jeudi avant cette fameuse soirée, samedi.

Ce week-end, ça s’est plutôt bien passé. J’ai passé un bon après midi mais j’avais hâte de rentrer et de retrouver ma petite puce.

Hier, repas dominical dans la famille de l’Homme. Petite citrouille a rencontré ses arrières grands parents. De toute l’après midi, j’ai eu l’impression d’être privée de mon bébé. Elle est passée de bras en bras, sans jamais m’être redonnée. J’ai eu l’impression qu’elle ne m’appartenanait plus…
J’en suis arrivée à m’interroger. Bébé ne m’appartient pas, c’est un être humain à part entière, elle appartient à une famille, est la descendante d’une lignée. Est ce que chaque personne de cette famille se sent un peu « propriétaire » de cette petite puce?
J’ai eu l’impression que tous voulait se l’approprier sans jamais nous demander notre avis…

Résultat de l’expérience : une maman frustrée et énervée, un bébé creuvé car elle n’a pas dormi correctement et une soirée horrible car beaucoup de pleurs et de réveils en sursauts (lien de cause à conséquences?).

J’ai beaucoup de mal à la laisser dans les bras de quelqu’un d’autres quand elle pleure. Si je suis en train de discuter pendant ce temps j’ai énormément de mal à me concentrer sur ce que me raconte mon interlocuteur; 85% de mon cerveau est concentré sur les pleurs de mon bébé qui semble me réclamer à corps et à cris! Et finalement quel plaisir quand elle se calme à peine posée dans mes bras!

Je trouve la séparation vraiment dure et encore, je m’estime heureuse de ne pas reprendre encore le travail! Je pense aux mamans qui doivent confier leur petit à 2 mois et demi. A la fois je n’ai pas envie d’être de ces femmes qui ne vivent que pour leur bébé. J’ai envie d’avoir une vie de femme par ailleurs; une vie avec mon Homme, une vie professionnelle, une vie avec mes copines, tout ça en plus de ma vie de maman. Je me fais violence en provoquant la séparation un petit peu plus tôt, pour essayer de la faire en douceur. Je ne pense pas que Petite Citrouille s’en aperçoive ou en tout en souffre. Autant le faire lorsqu’elle est petite, ce sera plus dur ensuite… (pour qui?)

Passage de relai

Ce week-end, l’Homme n’était pas là. J’ai donc proposé à ma mère de venir passer quelques jours chez moi, autant pour me tenir compagnie, que pour profiter de sa petite fille. Elle l’avait déjà vue bien sûr; mes parents étaient venus le week-end où petite citrouille est sortie de néo-nat. Ils avaient été heureux d’assister à ce moment agréable.

Ce fut trois jours très agréables, au rythme des biberons, des promenades au soleil. La puce nous a fait le plaisir de beaucoup s’éveiller ce week-end, à tel point que l’Homme l’a remarqué quand il est rentré. Elle réagit désormais au mobile positionné au dessus de son lit. Il tourne et fait de la musique, elle suit des yeux les petites peluches qui s’agitent quand on l’actionne. Elle agite énergiquement les bras et les jambes. Elle leur sourit aussi.

Elle nous regarde désormais plus dans les yeux. Pas encore de façon prolongée, mais on sent que ce qu’on lui raconte l’interesse! Les sourires ne nous sont pas adressés directement mais c’est trop craquant de la regarder sourire!

Ma mère s’est proposée de me soulager à de nombreuses reprises, ça m’a bien aidé d’ailleurs. Elle n’a absolument pas été intrusive, elle ne m’a pas donné de conseil à la noix « tu devrais faire ceci ou cela », elle considérait que c’était moi qui connaissait ma fille et que faire comme je le sens était une bonne méthode. Elle m’a avoué d’ailleurs qu’avec le recul elle regrettait de ne pas s’être plus écoutée à l’époque, de nous avoir laisser pleurer ma soeur et moi (parce que c’était comme ça qu’il fallait faire), de ne pas nous avoir assez pris dans ses bras (parce que ça faisait des enfants capricieux)…
J’ai aimé sa discrétion et sa présence pour petite citrouille. Je me suis d’ailleurs rendue compte que je ne lui parlais peut être pas assez. Ma mère lui parlait tout le temps. Je lui parle bien sûr mais pas tout au long du changement de couche par exemple, durant son biberon, je lui laisse des moments de calme. Je me suis demandée si je devais plus lui parler? Vous parlez beaucoup à vos bébés?

J’ai aimé me sentir mère auprès de ma mère!

Apprendre

Chaque jour ou presque repartir de zéro comme si mon bébé était un nouveau bébé.

Apprendre à la connaître.
Apprendre à reconnaître ses besoins.
Apprendre à apprécier, à ne pas vouloir la faire grandir à tout prix.
Apprendre ce nouveau rôle.
Lui apprendre qu’elle peut compter sur moi, se lover en boule sur mon ventre et s’endormir tout doucement. Lui apprendre à découvrir son nouveau monde, sa maison, sa chambre, ses jouets.

Chaque jour, elle s’éveille un peu plus, découvrant de nouvelles choses à chaque fois.
Ses regards sont encore furtifs, elle ne me regarde pas longtemps dans les yeux.
Ses sourires ne sont pas encore dirigés, encore à l’attention des anges, surtout après son biberon.

J’apprends à apprivoiser ma nouvelle vie.
J’apprends à diminuer mes inquiétudes.
J’apprends à la regarder, sans frayeur que tout cela ne soit qu’un joli rêve…

Rien n’est jamais acquis

Je rebondis sur le dernier article de Sophia dans lequel je me retrouve beaucoup! En effet rien n’est jamais acquis, quand on pense que bébé a pris le rythme de manger à telle heure, de dormir à telle heure, il suffit de prévoir quelque chose à faire durant son sommeil pour que ce jour là, ma petite citrouille ait les yeux grands ouverts! Ça m’a beaucoup destabilisé la semaine dernière, je pensais que je ne faisais pas comme il fallait, je ne comprenais pas ce qui clochait. Et puis le soutien de mon Homme, un petit peu plus de sommeil et sans doute moins d’hormone me permettent aujourd’hui de relativiser et d’écouter bébé au lieu d’essayer de « garder » un rythme à tout prix.

Souvent, Petite Citrouille se réveille 3 heures après son dernier biberon, comme si elle avait un réveil dans son estomac. Et puis il arrive parfois aussi qu’elle ne se réveille que plus tard. Alors oui c’est déconcertant car j’ai pensé mon occupation pour 3h et non pour 4. Je passe donc l’heure à aller la voir dans son lit, à m’assurer qu’elle va bien, qu’elle n’a pas trop chaud, pas trop froid, qu’elle respire bien… bref j’attends son réveil. Petit à petit j’arrive à me détendre et à me dire qu’elle se réveillera lorsqu’elle aura faim!

Ce matin, elle ne trouvait pas le sommeil après son biberon de 10h. Je l’ai mis dans son transat, il se balance pour la bercer, elle semble aimer. Je m’aide du pied pour avoir les mains libres. Oui mais arrive 11h, je ne suis toujours pas douchée et je me sens sale!! Je gagne du temps, je la berce (toujours avec le pied) en me brossant les dents, je me démêle les cheveux, je les attache en prévision de la douche. Ses paupières sont lourdes, elle s’endort petit à petit, je laisse le transat à la porte de la salle de bain, porte ouverte, je vais au lavabo reposer ma brosse à dent… et Petite Citrouille pleure! Je la re-berce et finis par capituler, je mets le transat dans la salle de bain et me dis que j’ai vraiment besoin d’une douche, tant pis, je suis prête à supporter ses pleurs pendant 3 mn le temps de me savonner de haut en bas! Et petit miracle, est ce le son de la radio branchée sur France Info, celui de l’eau de la douche ou l’atmosphère feutrée mais Petite Citrouille s’endort paisiblement! Comme quoi, pas besoin de se compliquer la vie : un transat, une salle de bain et le tour est joué. J’ai compris aussi que ce qui marche une fois, ne fonctionne pas forcément la fois suivante.

Pour preuve la crise de larmes et de cris dont je parlais hier sur Hellocoton, je n’ai toujours pas bien compris à quoi elle était dûe… J’ai pourtant essayé les câlins, le bain, de lui donner à manger… elle était inconsolable! Ou si, pour 5mn, ces 5 minutes bénies où l’on se dit que c’est gagné, on ferme les yeux pour se détendre et (pourquoi pas) dormir un peu, et ça recommence. Elle se tortillait, j’ai donc pensé qu’elle avait mal au ventre mais elle n’est pas constipée. C’est difficile de soulager ses maux… ça m’a déconcertée de me sentir impuissante.

image--1-.jpgEt pourtant je m’étonne, je suis calme, je ne m’affole pas. Je l’observe, j’essaye de comprendre de que ses pleurs signifient. C’est vrai que les pleurs de faim, de sommeil et de douleur sont différents, je l’avais lu mais je me suis demandé si j’arriverai à les reconnaitre, finalement, oui! Souvent je comprends et j’arrive à agir en conséquence. Sauf hier soir. Finalement un bébé est parfaitement adapté aux adultes; les premiers mois ses besoins sont assez « basiques » : bébé pleure car il veut manger, dormir ou être câliné. Et petit à petit ses besoins se multiplient, la compréhension devient de plus en plus ardue pour les adultes, comme le passage aux niveaux supérieurs d’un jeu vidéo. Sauf que le « jeu bébé » n’attend pas qu’on ait validé le niveau 1 pour passer au suivant, c’est marche ou crève!!

Finalement, les jours passent à toute allure, semblent être similaires, mais pas du tout! Rien n’est jamais acquis! Bébé impose son rythme. Mais comme je suis heureuse de m’occuper de mon bébé! Même si j’ai parfois l’impression de ne rien savoir, même si j’ai peur de la casser tant elle me semble petite et fragile (quoique de ce côté là, ça va mieux. Peut être que je m’habitue…), je sais à quel point j’ai de la chance d’être arrivée là!

Petit bébé deviendra grand!

Une semaine s’est écoulée depuis mon dernier article.

J’essaye de prendre mes marques avec petite citrouille. Mon Homme m’aide beaucoup et heureusement! Nous avons établi une petite organisation pour la nuit; il s’occupe de la puce jusqu’à son dernier biberon (entre 23h et 00h30 selon les jours), pendant ce temps je dors et je prends le relai pour les biberons suivants (entre 3 et 4 heures et entre 6h et 7h30 selon les jours). Petite citrouille mange bien et se rendort aussitôt la nuit. La journée, elle dort moins, en tout cas, moins profondément. Du coup, j’ai du mal à me détendre et à dormir la journée, je crains toujours de m’endormir pour trop peu de temps…

Les biberons lui profitent bien car elle a pris 400 grammes depuis la semaine dernière, elle pèse désormais 2,720kg!

J’ai des angoisses le soir aussi, j’ai peur d’être seule avec Petite Citrouille. Pourtant, je n’ai pas peur de mal faire, je me sens plutôt à l’aise dans les soins que je lui prodigue. Mais je n’ai pas envie d’être seule le soir. J’angoisse quand l’Homme doit s’absenter (au sport ou pour le boulot). Après avoir été très entourée durant plusieurs semaines, après avoir été sous microscope durant toute la grossesse, je me sens un peu abandonnée. Pourtant, qu’est ce que j’en avais marre de l’hôpital!!
Je n’explique pas trop ces petits moments d’angoisse. Je sais que cela passera quand nous pourrons avoir une vie plus « normale ».

Les médecins de néo-nat nous ont bien mis en garde contre les virus qui peuvent vite dégénérer chez les petits bébés. Nous veillons donc à ce qu’elle n’aille pas encore dans les bras des visiteurs et évitons les visites des enrhumés et autres grippeux… Bientôt elle sera plus grande, plus forte, nous pourrons plus sortir et j’aurais l’impression de plus maitriser mon emploi du temps. Actuellement, je suis un peu « esclave » des heures de biberons. Je sais que je me focalise trop dessus, il faut que je me détende à ce sujet.

Petit à petit les angoisses de fin de grossesse et de la naissance vont s’apaiser, s’éloigner. Petit à petit, je pourrais profiter plus tranquillement de mon bébé, qui est là, qui va bien!