Bienvenue 2016

C’est avec une grande joie que je souhaite bienvenue à 2016. 2015 a été une année longue et éprouvante, avec bien sûr de beaux moments tout de même.
Notre première année à 4.

L’emménagement dans la nouvelle maison.

Du full Time a la maison avec les enfants et un Homme en home office puis mon nouveau travail.

La crèche pour les enfants.

Des sourires en pagaille, des câlins à en revendre, des babillages, des mots trop mignons, des découvertes.

Et le temps qui file…

Que cette année soit synonyme de consolidation des belles bases posées en 2015, de réalisations des vœux les plus fous et les plus simples, des voyages, de projets et d’Amour encore et toujours.

Belle année à toutes et à tous.

Notre carte de vœux part tranquillement vers de nombreuses contrées. Je cherche mon agenda de l’année et j’imprime mon calendrier chouchou pour égayer mon bureau toute l’année.  

Une journée ordinaire

7h00, je me lève.

Direction la salle de bain, petite douche et habillage avec la tenue préparée la veille.

Je me glisse dans la cuisine pour ne réveiller personne. Mon chien, m’accueille gaiement, je lui ouvre la porte pour lui permettre d’aller dans le jardin. Pendant que l’eau de mon thé bout et que mes tartines grillent, je vide le lave vaisselle, range la cuisine et attrape les restes du frigo pour mon déjeuner au bureau.
Petit déj avec France Info en fond sonore et je regarde le jour qui se lève doucement. Il a fait froid cette nuit, mon pare brise est gelé, il me faudra allumer la voiture avant de partir pour faciliter le dégel du pare brise.

7h30, retour dans la salle de bain pour finir de me préparer. Parfois, Le Titou est réveillé entre temps, je lui prépare son  biberon qu’il prend tranquillement. L’Homme se lève pour prendre le relai et préparer les petits pour la crèche.

7H50, une fois la voiture dégelée, je file au boulot.Quelques minutes de trajet entre bois, village et petite zone d’activité. Chaque matin je croise les même personnes; la mamie qui accompagne son petit fils, tous les deux ont le sourire aux lèvres, la jeune femme qui ouvre le cabinet comptable, le cordonnier qui débute sa journée, les ouvriers déjà sur le chantier du magasin en construction…

7h55, je suis arrivée au boulot. Je suis la première, j’ouvre la grille, la porte, tape le code pour déverrouiller les locaux, j’ouvre les volets et j’en profite pour aérer même s’il fait froid.

8H00, j’ouvre ma boite email, regarde les petits mots laissés par l’équipe la veille au soir sur les choses urgentes à traiter.
C’est mon moment calme, je fais la liste des choses à faire dans la journée. Je prends les premiers appels qui arrivent.

8h30, les collègues arrivent, on boit un café tous ensemble, un thé pour moi merci (le thé vert est ma drogue).

9h00, on se remet au boulot.

12h30, pause dej, je file à la salle de sport pour un cours de fitness. La prof est sympa, très dynamique, c’est une coupure physique et intellectuelle parfaite.

13H30, je mange rapidement avec les collègues qui mangent tardivement comme moi, ça parle souvent boulot, un petit thé et je me remets au travail.

17h15, la journée de travail est finie. Je reprends ma petite voiture et je file chercher mes petits à la crèche.

17h25, ma Petite Citrouille me voit la première et court vers moi en criant « maman, maman! », le Titou la suit en marchant le plus vite qu’il puisse à quatre pattes., un grand sourire au x lèvres. J’adore ce moment où ils sont tous les deux dans mes bras, je respire leurs petits cou, je les bisouille de tous les bisous que je ne leur ai pas fait le matin ou dans la journée. Puis j’écoute les auxiliaires me raconter la journée de l’un et de l’autre. Les repas ne sont pas un problème, le sommeil un peu plus, mais globalement leur intégration est réussie.

Nous passons tous les trois dans le sas d’entrée. Petite Citrouille enlève seule ses chaussures de crèche (merci les scratchs!) pendant que je mets le manteau au Titou, il s’échappe à quatre pattes, je le récupère, réussis à lui mettre son manteau et à fermer la fermeture éclair. Je mets ses « nouvelles-bottes-d’hiver » à ma Petite Citrouille, son blouson pendant qu’elle me raconte sa journée à sa façon; les enfants assis avec elle table, le coloriage sans le rouge « karke (parce que) c’est Mathis qui l’a », »j’ai pas mangé le poisson », « on a fait une tour géante ». J’essaye d’imaginer sa journée. Souvent je discute avec des mamans, venues chercher leur enfant.

Puis on prend les sacs à dos, Le Titou dans mes bras et Petite Citrouille à pied, on rejoint « la tite voiture de maman ».

« Il fait nuit maman » et oui, il n’est que 17h4 et la nuit est déjà bien là. Il y a quelques semaines on pouvait regarder le coucher de soleil mais là le soleil est déjà couché lorsque nous sortons de la crèche. J’attache Le Titou qui râle un peu de ne pouvoir bouger comme il le souhaite mais rit quand je le chatouille dans le cou. Petite Citrouille parvient à s’installer dans son siège auto, je l’attache à son tour. On fait notre petit trajet crèche-maison, toujours le même; les tournants « à droite, à gauche », le stop, la grande maison, la « grande grande école où j’ira quand je serai grande grande » (le collège), le moulin, le grand mur et le portail de la maison!

17h45, une fois le portail ouvert, je prends le courrier à la boîte aux lettres, Petite Citrouille espère toujours une lettre pour elle. A défaut « c’est pour Papa ». On descend de la voiture, accueillis en fanfare par notre chien. Il fait déjà froid, on rentre vite nous mettre au chaud. L’Homme a fait un feu de cheminée, l’ambiance est cosy. L’Homme vient nous faire un bisou entre deux coups de fils professionnels.

On s’installe sur le tapis du salon et puis selon la fatigue, on fait les fous, on fait des châteaux de cubes, on lit une, deux, trois histoires. C’est mon moment pour et avec eux. Je m’interdis le portable, la télé ou tout autre chose pollueuse d’attention. Petite Citrouille pique le jouet que son petit frère a dans la main, il râle, elle crie, il pleure. J’interviens, je verbalise (merci RIE), on trouve un compromis pour quelques minutes.
Je lance le diner des enfants pendant ce temps de jeu.

18h30, l’heure du bain. Un moment agréable, la chaleur de la salle de bain, la bonne odeur du savon Mustela, les jeux, les sourires. Je sors « d’abord Titou » du bain, le mets en pyjama, ma Petite Citrouille profite encore quelques minutes de la baignoire pour elle toute seule. Puis je la sors, elle s’essuie seule et je l’aide à mettre son pyjama toute seule.

19h, les enfants dînent. C’est plus facile maintenant que le Titou mange comme la Petite Citrouille. Soupe de légumes et petites pâtes. Un yaourt, un fruit.

19h30, le Titou est fatigué. Je le couche après une petite histoire qui ne l’intéresse pas trop encore, mais je tiens à lui offrir le même rituel que sa soeur. On allume la petite lumière du soir. Je l’allonge dans son lit, il est tout sourire, il gigote bras et jambes. Il attrape doudou chat et sucette pendant que je ferme ses volets. Quand je me penche par dessus son lit, il sait que je vais lui raconter le petite comptine, il me sourit.
Et je compte et je mine sur son petit visage  :

« je fais le tour de ma maison,

je ferme les volets,

le premier, le deuxième,

je descends l’escalier,

je ferme la porte,

clic clac »

Encore des bisous avant de le laisser pour la nuit. J’éteints la petite lumière du soir et « bonne nuit mon petit lutin ».
Je rejoins ma poupée qui termine tranquillement son dessert.
Pendant que je range leurs assiettes, elle choisit l’histoire du soir. Je la rejoins sur le canapé. On lit l’histoire, parfois deux.
Puis le petit rituel « les dents, pipi et au lit ».

19h50, on est dans sa chambre, je ferme ses volets. Elle a aussi sa comptine mais un peu plus longue; une histoire de marchand de sable. Des bisous et « bonne nuit ma poupée »

20h, fin de ma journée de maman. Début de celle de femme.
Je lance le dîner  pour l’Homme et moi. Souvent très simple, une soupe, une salade…

20h30, l’Homme a fini sa journée de travail, on dîne ensemble, on papote. C’est le seul moment de la journée on l’on peut se parler sans être interrompu. Je suis un peu fatiguée, pas toujours attentive aux sujets importants.

Parfois on regarde un film, parfois on geek chacun sur nos écrans, parfois on lit…

23h00 au max, je me file me coucher après une bonne douche délassante.
Un dernier regard aux petits blonds enfouis dans leurs lits. Un dernier bisou. Mon coeur se remplit toujours d’amour.

Je me glisse sous la couette, j’écoute un livre audio et la douce voix du narrateur m’emmène au pays des rêves…

……………………………………………………………………………….

A la façon de Sophia , je voulais écrire une journée de ma vie de cette fin d’année 2015, garder une trace de cette vie-là à ce moment précis parce que c’est précieux. Car ça peut changer en quelques secondes et que dans les mouvements quotidiens ordinaires, on ne se rend plus compte de la valeur des choses. C’est juste pour se souvenir d’une journée de novembre 2015 et remercier je-ne-sais-qui de pouvoir continuer à vivre cette vie avec les gens que j’aime, de continuer à avoir des projets…

Une pensée pour tous les anges du vendredi 13 novembre.

L’envol du papillon

D’abord il y a les mariages des cousins, ceux qu’on aime mais qu’on ne connaît pas beaucoup. Enfant, j’ai aimé cette ambiance festive, les jeux, la musique, danser. Tout le monde semble heureux, l’air est doux, ce sont de beaux souvenirs.

Ensuite, il y a les mariages des copains, j’y ai pris une part intégrale, parfois témoin même. Plus de fun, une énorme euphorie, réaliser qu’il s’agit d’un Evénement avec un grand E. Les copains se marient quoi!

Puis il y a eu le mien. Cet événement que j’ai réalisé comme étant unique dès l’instant où il a été évoqué. Beaucoup de préparatifs, peu de question, la certitude d’aller là où il fallait que je sois.

Et enfin, il y a quelques jours en arrière; le mariage de ma petite sœur. Aucun des sentiments connus auparavant. Ce n’est pas le mien, mais il y a autant d’affect. L’impression de la voir s’envoler pour débuter sa vie de famille.
Resplendissante dans sa belle robe blanche, elle m’a fait l’effet d’un papillon qui sort de son cocon. Je suis émue de la laisser « partir » ainsi, moi qui la vois encore trop souvent comme la petite fille de 12 ans, l’âge qu’elle avait quand j’ai quitté la maison pour aller étudier « à la ville ». Il a peu de temps de j’ai réalisé combien elle est devenue une femme désormais. C’est attendrissant de retrouver certaines expressions et certains sourires que je reconnais en elle malgré ces années passées.

Cette belle journée passée, je sais comme le mariage est important (mais pas indispensable) pour souder un couple et lui permettre d’affronter les épreuves ensemble. La vie n’est pas toujours simple mais elle est tellement plus belle avec un co-équipier à ses côtés.

Voici les fondements de votre maison familiale posée, à toi, à vous, d’en faire un petit cabanon douillet ou une villa majestueuse. Quoi qu’il en soit, ce sera chez vous et je vous souhaite d’y être très heureux.

Belle vie « ta soeur » ❤

mariage

Juin 2015 – Bilan à mi-parcours

Juin est un joli mois, le soleil, les vacances qui approchent, toussa toussa et puis c’est aussi pile le milieu de l’année. L’occasion de me poser, en cette période agitée (je reviendrai vous raconter), et de faire un petit bilan à mi parcours.

En Janvier, j’ai émis des voeux et des bonnes résolutions, et donc, on en est où?
emménager dans notre nouvelle maison avant le printemps
Check! Nous avons emménagé le 21 mars, on triche et on dit que c’est bon!

– décorer joliment pour prendre pleinement possession de ces murs encore inconnus
Presque check, les derniers meubles viennent d’arriver, on va pouvoir attaquer la déco et nous faire une maison instagramable (!)

– faire une crémaillère dont on se souviendra longtemps
Date posée, organisation en cours!

remplir la maison des copains, de la famille, qu’elle soit remplie de rires et de fête toute l’année
Pour le coup, on a pas attendu la crémaillère pour recevoir et nos week-ends sont bien bookés, c’est un vrai régal!!
C’est une résolution qui est valable pour toutes les années à venir.

profitez encore plus de tout ce petit monde surtout de mes deux petits loups
Je profite, je savoure et j’adore ça!!

– trouver un boulot sympa à temps partiel
Résolution en cours de réalisation, j’y reviendrai

– écrire un peu plus ici pour garder trace de ces jolies années
Oups… il faut vraiment que je m’y remettre sérieusement!

– reprendre le sport arrêté durant la grossesse et perdre les kilos récalcitrants
La semaine qui a suivi notre emménagement, j’étais inscrite dans la salle de sport toute proche. J’ai la chance d’avoir un pti mari qui garde nos petits loups 3 matins par semaine pendant que j’essaye de me redonner un corps d’avant bébés.
Il me reste 4 kilos à perdre, et un pti bidon à muscler (bon les fesses aussi…)

– me refaire d’une garde robe sympa une fois les kilos perdus
Challenge en cours de réalisation.

Mon bilan à mi parcours n’est plutôt pas mal, je m’attendais à bien pire!
A bientôt pour la deuxième édition de « alors 2 tout petits c’est comment? », pour nos lectures du moment, et pour les nouvelles du front.

Un beau week-end en Bretagne

Comme on peut compter sur les doigts d’une main les week-ends passés ensemble durant l’année, ils sont toujours précieux et agréables, et oui, toujours top courts.
C’est pour découvrir la nouvelle maison de ma petite soeur et de son chéri-futur-mari que nous nous sommes retrouvés en Bretagne. Mes parents étaient aussi de la partie.
Premier trajet en avion pour mon Petit Lutin, et premier dont se rappellera sans doute Petite Citrouille. Seul drame du trajet : le passage de la sureté de l’aéroport et laisser doudou-chat passer au rayon-X!!  Sans cela, et malgré des réveils trèèès matinaux (merci Ryanair!), tout s’est très bien passé pour les petits.

Nous avons passé un beau week-end familial.
Admiré les bateaux.
Pris un bon bol d’air marin.
Profité de la fête du golfe (du Morbihan).
Fêté l’anniversaire de ma maman un petit peu en avance, avec la traditionnelle tarte aux fraises (son fruit préféré).
Bu du chouchen, de la bière bretonne et du breizh cola.
Mangé des kouignettes de chez Larnicol.
Et il n’a même pas trop plu !

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Bretagne - mai 2015

Bretagne - mai 2015

Bretagne - mai 2015Bretagne - mai 2015
Bretagne - mai 2015

Bretagne - mai 2015

Bretagne - mai 2015

Bretagne

Bretagne - mai 2015

Bretagne - mai 2015

La tête hors de l’eau

J’ai toujours tendance à minimiser les évènements importants de ma vie. A les attendre, oui, mais sans forcément les anticiper, les préparer autant qu’il le faudrait (je me le dis toujours après coup bien sûr!).
Notre déménagement dans la nouvelle maison n’a pas échappé à la règle.

Lorsque nous étions en recherche immobilière, nous avions le choix entre prendre une maison bien mais qui nécessiterait d’être revendue pour une autre dans quelques années, ou bien s’endetter un peu plus et choisir une maison qui convient d’ores et déjà à nos besoins d’aujourd’hui, et donc pour les années à venir également. Nous avons choisi la seconde option. Une maison assez grande pour que nos deux petits bouts aient chacun leur chambre, pour que l’Homme ait son bureau, pour que nous ayons un jardin, et cerise sur le gâteau la maison choisie avait déjà une piscine dans le-dit jardin. L’exérieur est assez grand pour y accueillir balançoire, toboggan, potager, et animaux de compagnie si le coeur nous en dit. Assez grand mais pas trop chronophage car il n’y a pas de pelouse à entretenir au carré. Non parce que profiter du jardin c’est agréable, mais en devenir esclave, ça devient tout de suite moins drôle.

Bref nous avons trouvé notre petit nid, dans une petite ville qui permettra aux enfants d’aller dans de petites écoles (déjà surchargées), de bénéficier d’activités culturelles et sportives variées et à nous d’être au calme mais pas isolés des commodités et des zones d’activités (boulot, boulot!).

Les 3 premiers mois de 2015 ont été consacrés aux travaux, pour mettre cette nouvelle maison à notre goût et remettre à neuf certains domaines qui en avaient besoin. Nous avons abattu des cloisons pour avoir une grande pièce à vivre, changer le système de chauffage pour une pompe à chaleur moins gourmande, refait l’électricité à neuf et changé le carrelage dans toute la maison, voilà pour les grands chantiers. Sont ensuite venus les travaux « décoratifs » mais indispensables : enlever les tapisseries, reprendre les murs pas droits avec l’enduit, appliquer une sous couche blanches et une peinture, dans chaque pièce et sur les plafonds.
La salle de bain attendra l’été prochain, elle est fonctionnelle mais nous aimerions la mettre à notre goût.

Puis le déménagement est enfin arrivé! Nous avons eu les clés avant Noël et nous avons déménagé le 20 mars, le temps m’a paru long. Mais il était indispensable pour faire les travaux avant notre emménagement et ne pas vivre DANS les travaux.
« L’emballage » a été long, le dernier, l’Homme et moi avons pété les plombs et fini avec des cartons annotés « vrac » ou « bazar qui restait », bref le ras-le-bol et on s’est consolé en passant notre dernière soirée marseillaise dans un très bon restaurant japonais : le KIM DO (si vous passez dans le coin).
Le déballage a été long (il en reste encore un peu) mais je vois enfin le bout de ce long mois un peu chaotique. J’ai voulu tout mener de front : veiller et éveiller mes petits loups, ranger, organiser, nettoyer, gérer le quotidien, l’extra-ordinaire, inviter les copains à voir la nouvelle maison. Et je n’étais pas vraiment satisfaite car rien n’était vraiment fini nul part. Et puis j’en ai pris mon parti, et je me suis dit que ça irait mieux au fur et à mesure! Et depuis, vous savez quoi? Et bien ça va beaucoup mieux!

Petit tour d’horizon de la fin de mon mois de mars par quelques photos de mon portable (excusez la qualité!). Si vous me suivez sur Instagram vous en reconnaitrez certaines.

19/03/15 - Dernier bain dans l'appart'
19/03/15 – Dernier bain dans l’appart’
19-03-15 - Au Kim Do
19/03/15 – Au Kim Do
20/03/15 - D-Day! on déménage!
20/03/15 – D-Day! on déménage!
20/03/15 - BBQ post effort
20/03/15 – BBQ post effort
20/03/15 - Premier feu de cheminée
20/03/15 – Premier feu de cheminée
21/03/15 - Bébé heureux au milieu des cartons
21/03/15 – Bébé heureux au milieu des cartons
30/03/150- Premiers jeux dehors, au soleil
30/03/150- Premiers jeux dehors, au soleil

L’apprentie maman à temps plein

Voilà un mois et demi que je profite de mes enfants à plein temps, que je m’occupe d’eux à plein temps. Ce n’était pas le cas jusqu’à présent puisque Raphaëlle a été chez une assistante maternelle à 4 mois. J’étais Maman le week-end. J’étais fière de réaliser ses progrès. Contente de voir qu’on avait trouvé une nounou qui faisait bien son boulot, à savoir prendre soin physiquement et émotionnellement de notre poupée, mais qui avait également à coeur de l’éveiller chaque jour un peu plus, de lui apprendre des choses, de la tirer vers le haut.

C’est ma vision des choses, pour mes enfants comme pour moi, chaque jour doit être source d’apprentissage. Et c’est bien plus facile à 2 ans qu’à 30… Chaque jour je m’attache à faire d’une nouvelle journée qui débute, une journée enrichissante; une rencontre, un lieu nouveau, un mot inconnu, une situation nouvelle…

M’occuper de mes enfants à plein temps rend cette tâche plus difficile puisque chaque jour il faut trouver ce qui rendra cette journée enrichissante, pour Raphaëlle (et pour moi aussi). Il est vrai que j’ai du mal à ne pas proposer quelque chose à faire à Raphaëlle, j’ai l’impression qu’elle « n’apprend » rien lorsque je ne la guide pas. Et puis je suis vite ôtée cette idée de la tête. Elle n’a pas uniquement besoin d’apprendre à tout pris des choses que je considère comme importantes. Jouer seule dans sa chambre, déambuler de sa chambre au salon avec divers jouets, en élaborant des scénarii sont des moments importants. Elle développe son imagination, elle joue à sa guise, sans contrainte aucune. Je la laisse libre, je vaque à mes occupations, et puis elle revient vers moi, je comprends qu’elle souhaite me voir revenir dans son univers. A moi de « saisir » cette occasion. Je lis l’histoire qu’elle me tend, puis une autre, puis une autre (!), je bois des cafés imaginaires, j’énumère les femelles et les bébés des animaux…

Mais quelle est la limite entre « je laisse jouer mon enfant » et « je ne m’occupe pas de lui » ?
Parfois, je me blâme en me disant que je n’ai rien fait avec elle de la journée, je ne lui ai rien appris. Elle a joué seule. Je suis une mauvaise mère je ne m’occupe pas bien de ma fille. Je ne la stimule pas.

Et puis je réfléchis, bien sûr que je lui ai appris des choses : je lui ai montré que je l’aimais en la levant avec douceur le matin, je l’ai fait rire en l’habillant, je l’ai consolée lorsqu’elle est tombée au parc, je l’ai aidée lorsqu’elle me demandait mon aide pour enfiler pour la 40ième fois de la journée le pyjama de sa poupée, je lui ai sans doute appris quelques nouveaux mots en lui parlant au cours de la journée, je lui ai transmis l’envie de cuisiner avec moi…
Toutes ces choses que je fais sans m’en rendre compte finalement. Du bon sens selon moi.

Selon moi…
Puisque je m’occupe de mes enfants à plein temps, j’ai l’occasion de côtoyer les assistantes maternelles du quartier au parc, les mamans au détour d’une promenade, les animatrices à la ludothèque pas plus tard que ce matin, et je réalise que ces petits choses ne sont pas du bon sens pour tout le monde.

De celle qui hurle sur un petit, de celui qui attrape le gamin et le colle dans la poussette sans lui dire pourquoi et comment, de celle qui enchérit les potins du quartier pendant que l’enfant manque de se casser une jambe… Je réalise que je ne fais pas si mal finalement…

Je reçois souvent le compliment que ma fille est calme. Cela vient sans doute de son caractère, mais aussi de l’environnement dans lequel elle évolue. Non je n’hurle pas quand elle fait une colère pour la calmer. Avez vous déjà essayer de calmer quelqu’un en hurlant plus fort que lui?
On dit merci RIE aussi…

On me dit souvent qu’elle a du vocabulaire. Oui je lui parle normalement, j’explique tout avec les mots de la langue française. Elle ne va pas faire dodo, mais elle va au lit. Un chien est un chien et non pas un oua-oua (véridique j’ai entendu une assistante maternelle parler comme ça au square!)

Je tente de développer son autonomie sans la brusquer. Je l’aide à grandir, je l’aide à faire seule, avec un zeste de Montessori, un soupçon de Reggio, avec ma personnalité, mon vécu… est ce que je fais bien tous les jours?

Moi aussi j’apprends chaque jour un peu plus de cette situation. J’aime planifier mes journées sans me les dicter à tout prix. Je fais plaisir à mes enfants mais je ne m’oublie pas non plus. Je leur prodigue une routine rassurante sans m’y enfermer. M’occuper de mes enfants à plein temps n’est pas facile mais il est probable que ça me manque lorsque je devrai retourner au travail…

la routine du matin
La petite routine du matin; un réveil en douceur

 

La deuxième fois

La deuxième fois, je connaissais les sensations

La deuxième fois, je connais l’étape d’après

La deuxième fois, j’y prêterais moins attention

La deuxième fois, ce sera du déjà-vu

Et pourtant le charme opère la deuxième fois. Un petit bébé, porté durant 9 mois, qui ouvre ses grands yeux noirs encore mal voyants et me regarde, ça m’a fait craqué. Sa petite main qui serre mon pouce pendant son biberon, ça m’a fait craqué. Son premier sourire, ça m’a fait craqué. Et aujourd’hui encore, quand il me sourit à moi, qui le regarde au dessus de son berceau, qu’il remue ses jambes de contentement…

…je suis complètement tombé sous le charme de ce deuxième bébé. Un amour de Maman qui n’efface pas le précédent, qui se rajoute, qui fait gonflé le coeur, d’amour, de fierté, d’espérance et de joie.
Non ce n’est pas le même amour, il est différent. Non il n’est pas moins fort pour autant.

Qui eut crû que le charme opérerait une seconde fois?

bébé sourire

2 ans les copines de bidou

28 janvier. Il y a deux ans j’étais maman depuis 5 jours. Raphaëlle était en néonatologie, j’étais inquiète mais heureuse. Ce 28 janvier 2013, Hanaé est née. Sa maman raconte son accouchement, tout est bien plus léger. Elle doit être bien occupée pourtant elle a toujours un mot réconfortant pour moi. Comme elle en a eu beaucoup durant ma grossesse.

Nos poupées ont 5 jours d’écart. 5 petits jours.
2 ans après, nous, les mamans, échangeons quotidiennement sur nos petits bonheurs et nos petits tracas avec nos poupées. Elles sont aussi pétillantes l’une que l’autre, elles évoluent en parallèle bien qu’à l’autre bout du monde. Peut être qu’un jour elles seront copines comme leurs mamans.

Voilà deux étés que nous réussissons à nous croiser. J’espère que ça sera possible encore longtemps, comme un petit rituel estival pour que nos poupées se connaissent un peu mieux chaque fois.

Joyeux anniversaire petite Hanaé. Continue de bien grandir et garde ton si joli sourire!

Hanae-Raphaelle-plage

#jesuischarlie

Que retenir des ces derniers jours? Les mots mes viennent difficilement. Au delà de la douleur, au delà du souvenir des victimes qu’il nous faut prolonger le plus longtemps, j’ai envie de retenir l’élan populaire.
Dans les moments les plus graves les hommes et femmes de notre jolie France savent se réunir et s’harmoniser le temps d’une marche. Pourquoi se déchirer alors le reste du temps? Pourquoi la tolérance que prône toutes les religions n’est-elle pas mise en application au quotidien? Pourquoi faut-il un drame pour réveiller l’inconscient collectif?

Ces terroristes qui tentent de nous terroriser ne doivent pas gagner. Ces terroristes n’ont rien à voir avec nos voisins musulmans qui sont aussi choqués de la situation que vous et moi. Ces voisins musulmans désolés d’être amalgamés à ces horreurs. Eux n’ont qu’un seul souhait : vivre en paix parmi d’autres religions, d’autres couleurs, d’autres idées. Partager et échanger fait la richesse de l’être humain. Ne serions nous pas ternes et vides sans dialogue avec d’autres?
Personnellement je trouve bien plus intéressant d’échanger avec quelqu’un qui a d’autres idées, d’autres convictions et une autre culture que la mienne, je ressors grandie de la discussion avec toujours l’envie d’en savoir plus. Et puis on devient tellement plus tolérant quand on sait.

C’est cette vision du monde que je veux inculquer à mes enfants : la richesse du partage, le droit de connaître l’autre, le droit de dire et aussi et surtout de rire!

#nousommescharlie

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